Abandon du tabagisme

Dernière mise à jour : 12 mars 2017

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QuoiFaire
Les gens sont plus susceptibles de cesser de fumer si un professionnel le leur conseille. Serez-vous ce professionnel?

Comme l’usage du tabac est le facteur de risque le plus important de la maladie pulmonaire obstructive chronique et du cancer pulmonaire (OPIQ, 2005) et que les inhalothérapeutes interagissent fréquemment auprès de patients fumeurs (ou de leurs proches), il convient donc que les inhalothérapeutes abordent le sujet du tabagisme avec eux.

 

CommentFaireA
L’intervention minimale (ou brève) est à la portée de tous les inhalothérapeutes cliniciens.

►    Intervention minimale (< 3  minutes)

À titre d’exemple, non limitatif et modulable selon le contexte et la clientèle.

  1. S’informer au sujet du tabagisme;
  2. Le noter au dossier;
  3. Conseiller de cesser de fumer (ou d’éviter la fumée secondaire ou le tabagisme parental le cas échéant);
  4. Souligner les bienfaits, informer des services offerts ou orienter vers une ressource spécialisée (p. ex.: centre d’abandon du tabagisme, ligne j’arrête);
  5. Assurer le suivi et valoriser la persévérance le cas échéant.

►    Intervention brève (3 à 10  minutes)

  1. S’informer au sujet du tabagisme;
  2. Le noter au dossier;
  3. Déterminer l’étape de changement de comportement où se situe le fumeur ainsi que sa motivation  à cesser de fumer et faire une intervention adaptée en abandon du tabagisme;
  4. Souligner les bienfaits, informer des services offerts ou orienter vers une ressource spécialisée (p. ex.: centre d’abandon du tabagisme, ligne j’arrête);
  5. Assurer le suivi et valoriser la persévérance le cas échéant.

Sa mise en œuvre selon la technique des « 5 A » peut avoir un impact positif considérable sur le devenir d’un fumeur. En effet, lorsque le sujet du tabagisme est abordé par le professionnel de la santé, cela mène le fumeur à amorcer une réflexion sur une démarche de renoncement et, éventuellement, à décider de cesser de fumer. Il s’agit d’une intervention préventive utile en santé publique (Gouvernement du Québec, 2013).

Consulter un exemple d’intervention en abandon du tabagisme.

 

La cigarette électronique : à recommander ou à déconseiller ?

L’e-cigarette polarise l’opinion médicale et scientifique depuis quelques années déjà. Il semble y avoir unanimité pour reconnaître la nécessité de rigoureusement documenter ses effets à long terme sur la santé ainsi que son efficacité potentielle comme dispositif de renoncement au tabac. D’ici là, le mieux consiste encore à faire preuve de prudence dans nos discussions avec les patients!

Consulter un exemple de discussion  (à venir).

 

PourquoiFaire
Voyons les faits !

Le tabagisme est un facteur de risque bien connu des maladies cardiovasculaires, de la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) et de plusieurs cancers. Il n’y a pas de seuil sécuritaire pour la cigarette et même l’exposition à la fumée secondaire est associée à un risque cardiovasculaire, pulmonaire et néoplasique (FMOQ, 2015).

La dynamique du renoncement au tabac est complexe. La route vers la cessation tabagique peut être longue pour tous ceux qui font usage du tabac, à un moment ou à un autre de leur vie. De même, plusieurs tentatives peuvent être nécessaires avant qu’une personne parvienne (ou non) à cesser de fumer pour de bon (Statistique Canada, 2013).

Plus la durée de la rencontre est longue, plus l’efficacité au renoncement du tabagisme augmente (Fiore et collab., 2008, cité dans Gouvernement du Québec, 2013).

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Le saviez-vous?
  • Il est possible d’évaluer la quantité de tabac fumé par une personne au cours d’une longue période.
  • Le paquet-année (PA) est l’unité de mesure utilisée pour quantifier la consommation de tabac.
  • On estime le seuil critique du cancer des voies aérodigestives supérieures (VADS)  à 20 paquets-années (Gauzeran, D., 2015). Alors que pour un fumeur diagnostiqué avec un cancer du poumon, il faut avoir fumé 5 paquets-années pour qu’il soit « plus probable qu’improbable » que le tabagisme soit responsable de la maladie (Siemiatycki, J., 2015).
  • Le calcul du paquet-année peut s’effectuer selon la formule suivante (SCT, 2008) :

PA = (nombre de cigarettes fumées par jour ÷ 20*) X nombre d’années de tabagisme.

Par exemple :

• 20 cigarettes/jour pendant 20 ans = 20 paquets-années
• 10 cigarettes/jour pendant 40 ans = 20 paquets-années

* Considérant qu’un paquet contient 20 cigarettes

Note
Ne pas confondre le nombre de paquets fumés par année et l’unité de mesure «paquet-année» (PA).

 

Parlons-en!

  • À venir : voyez ce qu’ont répondu les inhalothérapeutes cliniciens au sujet des habitudes d’intervention (minimale ou brève) en abandon du tabagisme (résultat sondage, OPIQ, 2016)

 

RESSOURCES UTILES

 

Pour en savoir plus sur l’utilisation des signatures visuelles du programme cliquez ici

 

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