Parlons de saines habitudes de vie!

Dernière mise à jour : 20 janvier 2017

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Les faits

L’adoption de saines habitudes de vie, en particulier un mode de vie physiquement actif et une alimentation saine et équilibrée, est un facteur déterminant pour la santé (Santé et Services sociaux Québec, 2016).

Les professionnels de la santé exercent une influence positive sur leurs patients. Ils leur font confiance et leurs recommandations ont un impact sur leur changement de comportement (Agence de la santé et des services sociaux de l’Estrie, s. d.).

Considérant que les interventions (minimales ou brèves), faites par le professionnel de la santé au moment de la rencontre clinique, peuvent jouer un rôle important dans l’adoption de saines habitudes de vie, le discours motivant prend ici tout son sens.

 

Intervention minimale ou brève

Qu’elle soit minimale ou brève, l’intervention effectuée au moment de la rencontre clinique consiste à profiter de l’occasion pour intervenir sur l’un ou l’autre des facteurs de risque modifiables suivants :

  • usage du tabac, l’exposition à la fumée secondaire ou le tabagisme parental;
  • mauvaise hygiène du sommeil;
  • sédentarité;
  • mauvaise alimentation.

À l’évidence, la participation active de l’individu dans la prise en charge de ses facteurs de risque est essentielle. De même, l’importance et le temps consacré à l’intervention varient, notamment, selon le contexte (salle d’urgence par rapport à clinique de suivi), la condition clinique du patient (instable ou stable) et la raison de la rencontre (première rencontre ou rencontre de suivi).

De façon générale, la classification* retenue (Gouvernement du Québec, 2013) pour les interventions faites par les inhalothérapeutes concernant les saines habitudes de vie est la suivante :

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Le saviez-vous?
  • Contrairement à l’intervention complète ou au counseling intensif, l’intervention minimale (< 3 minutes) ou brève (3 à 10 minutes) est à la portée de tous les inhalothérapeutes cliniciens.
  • Parce que le temps est une préoccupation importante, il faut savoir que l’efficacité de l’entretien motivationnel est telle, que même une intervention brève aura plus d’effets qu’une autre axée principalement sur les conseils fournis dans le cadre d’une relation expert-patient (FMOQ, 2009).

 

Les données probantes indiquent qu’il n’est pas nécessaire que les interventions soient complexes ou longues (CFC, 2012). En fait, l’intervention peut se résumer à :

  • poser des questions sur l’un des facteurs de risque modifiables;
  • évaluer les connaissances et les motivations;
  • recommander l’adoption d’un comportement de santé ou encourager le maintien d’un tel comportement;
  • offrir de la documentation spécifique;
  • orienter la personne vers une ressource spécialisée, p. ex. un centre d’abandon du tabagisme ou un professionnel de la nutrition.

► Consulter un exemple d’intervention en abandon du tabagisme (948 Ko).

 

Parlons-en!

  • À venir : voyez ce qu’ont répondu les inhalothérapeutes cliniciens à propos de leurs habitudes d’intervention (minimale ou brève) en saines habitudes de vie et de sommeil (résultat sondage, OPIQ, 2016).

 

RESSOURCES UTILES

 

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